007 First Light avait une mission délicate : faire revenir James Bond dans le jeu vidéo sans se contenter d'imiter les films ni de maquiller Hitman avec un smoking. IO Interactive, le studio danois derrière World of Assassination, choisit la voie la plus intelligente : raconter un Bond jeune, pas encore complètement poli par le MI6, et construire autour de lui une aventure d'action-infiltration plus linéaire que Hitman, mais plus libre qu'un simple couloir hollywoodien. Le jeu alterne filatures, déguisements, affrontements au corps-à-corps, fusillades, gadgets, poursuites et séquences spectaculaires. Le résultat semble comprendre une chose essentielle : il est possible de faire un jeu palpitant dans un cadre rigide à condition d'offrir au joueur une diversité de gameplay réjouissante et, surtout, un rythme parfaitement maîtrisé. C'est ce que parvient à faire 007 First Light. Les limites viennent surtout d'une profondeur d'infiltration moins poussée que celle des meilleurs Hitman, et d'un rythme parfois très dirigé. Mais pour un public large, c'est aussi ce qui rend l'ensemble lisible. 007 First Light ressemble à un film d'espionnage que l'on traverse manette en main, avec assez de panache pour ne pas vivre dans l'ombre de GoldenEye.
007 First Light, PC, PS 5, Xbox Series X/S, 70 €


