Si les chiffres de ces dernières années tendent à démontrer que la consommation d'alcool baisse en France, notamment chez les jeunes, les pratiques dangereuses liées à l'ivresse, elles, ne sont pas près de disparaître ! Dernière « mode » en date : la « drunkorexie », qui consiste à sauter des repas pour limiter la prise de poids induite par la consommation d'alcool, mais aussi obtenir une ivresse plus rapide.
Les adolescents et les jeunes adultes en ligne de mire
Si les chiffres sont encore peu nombreux sur le sujet, des études australienne et italienne datant de 2016 et 2018 ont démontré qu'entre 6 et 39 % des jeunes déclarent réduire leur alimentation avant de consommer de l'alcool, et plus de la moitié adopte des comportements caractéristiques de la drunkorexie : jeûne, repas sautés, vomissements provoqués ou activité physique excessive destinée à compenser les calories ingurgitées avec l'alcool.
Bien que le terme ne soit pas médical, la drunkorexie expose ceux qui s'en emparent à des dangers multiples. D'abord sur le corps, puisqu'un organisme privé d'alimentation est un organisme qui va être beaucoup plus vulnérable aux effets toxiques de l'alcool, ce qui augmente les risques d'accidents et les complications médicales. Sur le plan psychologique, cette pratique induit bien souvent des addictions, de l'anxiété, de la dépression et, évidemment, des troubles alimentaires durables. N'oublions pas non plus que la consommation excessive et en grande quantité d'alcool impacte la mémoire, les capacités de raisonnement mais aussi la réussite scolaire.




